La fiscalité des chambres d’hôtes en 2025 ?

Article rédigé le 01/04/25

Quelles solutions pour diversifier vos revenus locatifs ? L’activité de chambre d’hôtes peut être la solution pour vous. Toutefois, elle reste une activité très encadrée par la loi notamment en matière de fiscalité. 

Sommaire

Qu’est-ce qu’une chambre d’hôtes et quelles sont ses obligations ?

Accueillir des voyageurs en chambre d’hôtes, c’est leur offrir une chambre meublée avec accès à une salle d’eau et des toilettes, ainsi que la fourniture d’un petit-déjeuner. Cette activité peut être exercée toute l’année ou seulement en saison. 

 

Lorsque l’activité de chambres d’hôtes est exercée à titre habituel, elle est considérée comme une activité commerciale ou agricole.

Quelles sont les conditions à respecter pour ouvrir une activité de chambre d’hôtes ?

Le droit à l’erreur vise à instaurer un climat de confiance entre l’administration et les usagers, en leur permettant de corriger leurs erreurs sans pénalités sous certaines conditions.

 

Ce principe marque un tournant dans la relation entre l’administration et les citoyens, visant à alléger la pression fiscale et administrative pesant sur les contribuables honnêtes.

Elle est limitée à 5 chambres et 15 clients à la fois.

La capacité maximale autorisée est de 5 chambres pour un total de 15 personnes hébergées simultanément.

 

Au-delà de ce seuil, l’activité n’est plus considérée comme une simple chambre d’hôtes mais assimilée à un hôtel ou à de la location de chambres chez l’habitant. Dans ce cas, des obligations supplémentaires s’appliquent, notamment celles liées aux établissements recevant du public (ERP), comme le respect des normes incendie et d’accessibilité pour les personnes handicapées.

 

Exemple : 

Mr et Mme P.  ouvrent une chambre d’hôtes en Bretagne. Ils aménagent trois chambres dans leur maison, chacune avec salle de bain et toilettes privées. Chaque matin, ils servent un petit-déjeuner maison à leurs clients. Comme ils n’accueillent jamais plus de 15 personnes à la fois, ils respectent la réglementation.

Elle doit comprendre deux prestations obligatoires.

La location d’une chambre d’hôtes comprend obligatoirement les 2 prestations suivantes :

  • Une nuitée incluant la fourniture de linge de maison
  • Un petit-déjeuner

Elle comprend également d’autres prestations.

  • Le loueur, qui réside sur place, doit assurer lui-même l’accueil des visiteurs.
  • Chaque chambre d’hôte doit disposer d’un accès à une salle d’eau et à des toilettes.
  • L’hébergement doit respecter les normes en vigueur en matière d’hygiène, de sécurité et de salubrité, sans frais supplémentaires pour les clients.

Elle doit respecter certaines normes de sécurité

  • La dimension minimum légale requise pour une chambre : 9 m² et 2,20 m de hauteur sous plafond ou un volume d’au moins 20 m³
  • L’accès à l’eau et à l’électricité doivent être aux normes et les diagnostics obligatoires doivent être réalisés et être tenus à jour.

Quelles sont les démarches administratives à réaliser pour exercer l’activité de chambre d’hôtes ?

Si vous souhaitez exercer une activité de chambre d’hôtes, il faut :

 

  • Faire son immatriculation : Le loueur doit s’immatriculer au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS) ou au Registre National des Entreprises (RNE). 

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  • Être affilié à la Sécurité sociale : Le loueur a trois possibilité d’affiliation soit : 

 

Le loueur de chambres d’hôtes (et/ou de table d’hôtes) doit être affilié à un régime de protection sociale. Trois possibilités d’affiliation existent selon la situation du loueur :

 

🔹 Au régime social des travailleurs non salariés (TNS) :
Affiliation au titre des assurances maladie, maternité, vieillesse, invalidité et décès.

 

🔹 À la Sécurité sociale des indépendants (SSI) :
– L’affiliation est obligatoire si le revenu imposable généré par l’activité dépasse 6 123 € par an.
– Si les revenus sont inférieurs à ce seuil, aucune affiliation n’est requise.


→ Toutefois, les revenus restent soumis aux contributions sociales sur les revenus du patrimoine, au taux global de 17,2 %.

 

🔹 À la Mutualité sociale agricole (MSA) :
– Pour les exploitants agricoles uniquement.

 

  • Faire la déclaration préalable auprès de la mairie de son lieu d’habitation :

 

👉 Toute personne souhaitant louer une ou plusieurs chambres d’hôtes doit obligatoirement effectuer une déclaration préalable en mairie.À défaut, elle s’expose à une amende pouvant aller jusqu’à 450 €.

 

  • Classement et labellisation de son activité:

 

Il n’y a pas de classement selon le système d’étoiles officiel qui s’applique aux hôtels, campings et meublés de tourisme.

Toutefois, il existe des démarches de labellisation (marques, chartes, labels) privées.

 

  • Autorisation dans une copropriété :

 

Si vous souhaitez proposer à la location une ou plusieurs chambres d’hôtes et que votre logement se situe dans une copropriété, vous devez au préalable vérifier que le règlement de copropriété ne l’interdit pas.

Quel régime fiscal choisir pour optimiser la rentabilité de sa chambre d’hôtes ?

En matière de chambre d’hôtes, il ne faut pas oublier de payer les impôts. 

L’impôt sur le revenu

Les revenus issus de cette activité doivent être déclarés à l’impôt sur le revenu sous l’un des régimes suivants : 

 

  • Bénéfices industriels et commerciaux (BIC) : pour les loueurs exerçant une activité commerciale.
  • Régime des locations meublées non professionnelles (LMNP – bénéfice réel) : pour les exploitants non professionnels.
  • Micro-entreprise : accessible si le chiffre d’affaires hors taxes ne dépasse pas 188 700 €. Dans ce cas, un abattement forfaitaire de 71 % est appliqué, et seuls 29 % du chiffre d’affaires sont imposés.
  • Bénéfices agricoles : si l’activité est exercée par un agriculteur.

 

Bonne nouvelle ! Si les revenus annuels ne dépassent pas 760 €, le loueur est exonéré d’impôt sur le revenu (sauf pour les micro-entrepreneurs).

 

Exemple :
Mme X exploite une chambre d’hôtes en tant qu’auto-entrepreneure et réalise un chiffre d’affaires annuel de 50 000 €.

 

  • En micro-entreprise, un abattement de 71 % s’applique, soit un revenu imposable de 14 500 € (29 % de 50 000 €).
  • Elle paie l’impôt sur ce revenu selon son taux d’imposition.

 

Si elle avait opté pour le régime réel (LMNP), elle aurait pu déduire ses charges (travaux, électricité, petits-déjeuners…), ce qui aurait pu réduire son revenu imposable.

La TVA.

Si le loueur ne remplit pas les conditions pour être exonéré de TVA, il doit appliquer un taux de 10 % sur l’hébergement et la table d’hôtes. Pour les boissons alcoolisées, le taux passe à 20 %.

 

Cette TVA est directement facturée au client. C’est au loueur de la collecter et de la déclarer aux services fiscaux.

 

Exemple :
Mr Y propose des chambres d’hôtes avec table d’hôtes et vend du vin à ses clients. Son chiffre d’affaires dépasse le seuil d’exonération de TVA.

  • Il facture 10 % de TVA sur l’hébergement et les repas (hors boissons alcoolisées).
  • Pour une nuitée avec repas à 110 €, la TVA est de 10 € (prix hors taxe : 100 € + TVA 10 % = 110 €).
  • Pour une bouteille de vin vendue 20 €, la TVA est de 4 € (20 % de 20 €).

 

Mr Y reverse cette TVA à l’État après l’avoir collectée auprès de ses clients.

La CET

L’activité de chambres d’hôtes est soumise à la Contribution Économique Territoriale (CET), qui comprend :

 

  • La Cotisation Foncière des Entreprises (CFE) : calculée sur les biens soumis à la taxe foncière, elle est due dans chaque commune où le loueur possède des locaux ou terrains liés à son activité.
  • La Cotisation sur la Valeur Ajoutée des Entreprises (CVAE).

 

Encore une bonne nouvelle ! Certains loueurs peuvent bénéficier d’exonérations ou de réductions sur la CET. 

 

Exemple :
Mr P exploite une chambre d’hôtes dans une maison qu’il possède. Il est redevable de la Cotisation Foncière des Entreprises (CFE), basée sur la valeur locative des locaux.

 

  • Si la valeur locative de sa chambre d’hôtes est estimée à 5 000 €, et que le taux communal de CFE est de 2 %, il devra payer 100 € de CFE.
  • Comme son chiffre d’affaires est inférieur à 500 000 €, il n’est pas concerné par la CVAE.

La taxe de séjour

La commune peut appliquer une taxe de séjour aux clients séjournant en chambre d’hôtes sur son territoire.

 

Le client la règle directement au loueur, qui se charge ensuite de la reverser à la commune.

 

Un service en ligne permet de vérifier le montant exact de la taxe selon la localité. 

La taxe d’habitation et la taxe foncière.

Même si les chambres d’hôtes sont soumises à la CFE, la taxe d’habitation reste applicable, car elles font partie du logement personnel du loueur.

 

Le saviez-vous ? Aucun changement d’usage ou de destination n’est nécessaire, puisque l’habitation conserve son statut initial.

 

Le montant de la taxe d’habitation dépend de la valeur locative du bien et du taux fixé par la commune.

 

À savoir : Certaines communes offrent une exonération de taxe d’habitation et de taxe foncière pour les chambres d’hôtes situées en zone de revitalisation rurale (ZRR).

 

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FAQ ​

Quel régime fiscal s’applique aux revenus des chambres d’hôtes ?

 Les revenus des chambres d’hôtes sont imposés sous le régime des BIC (Bénéfices Industriels et Commerciaux), avec plusieurs options :

 

  • Micro-BIC (si le chiffre d’affaires est inférieur à 188 700 €) avec un abattement de 71 %.
  • Régime réel (LMNP) si le loueur souhaite déduire ses charges.
  • Bénéfices agricoles, si l’activité est exercée par un agriculteur.
Les chambres d’hôtes sont-elles soumises à la TVA ?

 Oui, si le chiffre d’affaires dépasse le seuil d’exonération, le loueur doit appliquer :

  • 10 % de TVA sur l’hébergement et la table d’hôtes.
  • 20 % de TVA sur les boissons alcoolisées.
La taxe de séjour est-elle obligatoire pour les chambres d’hôtes ?

 Oui, les chambres d’hôtes sont soumises à la taxe de séjour décidée par la commune. Le propriétaire la collecte auprès des clients et la reverse à la mairie.

Quelle est la différence entre la CFE et la CVAE pour les chambres d’hôtes ?
  • La Cotisation Foncière des Entreprises (CFE) est due si l’activité est exercée à titre habituel. Elle dépend de la valeur locative du bien.
  • La Cotisation sur la Valeur Ajoutée des Entreprises (CVAE) ne concerne que les loueurs dont le chiffre d’affaires dépasse 500 000 €.
Une exonération fiscale est-elle possible pour une chambre d’hôtes ?

 Oui, si les revenus ne dépassent pas 760 € par an, ils sont exonérés d’impôt sur le revenu (hors micro-entrepreneurs). Certaines communes offrent aussi une exonération de taxe d’habitation et de taxe foncière en zone de revitalisation rurale (ZRR).

Quelles obligations déclaratives pour ouvrir une chambre d’hôtes ?

 Le loueur doit :

    • S’immatriculer au RCS ou RNE.
    • S’affilier à la Sécurité sociale 
    • Déclarer son activité à la mairie avant l’ouverture.
    • Labelliser ou non son activité

 

Pour faire les bons choix, il est vivement conseillé de vous faire accompagner par un expert en fiscalité immobilière, fini le casse tête de la fiscalité et place à l’optimisation de votre situation personnelle et patrimoniale 

 

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Auteur de l’article 

Charlotte MONNET 

Innovation & Project manager 

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